Les liens sociaux : au cœur de la Semaine de la santé mentale 2026

Regards d’expert·e·s

6 mai 2026


Rassemblement d'équipes lors de la Semaine de la santé mentale pour la Santé et sécurité au travail. Groupe d'employés favorisant des relations solides.

Rédigé par :


Sabrina Emond

Conseillère en santé et sécurité – Préventionniste

 

Dans le cadre de la Semaine de la santé mentale, qui se tient du 4 au 10 mai sous le thème « Rassemblons-nous, Canada : Des liens plus forts pour une meilleure santé mentale », l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) nous invite à réfléchir à l’importance des relations que nous entretenons avec les autres dans nos milieux de travail.

Que l’on soit une petite ou une grande organisation, favoriser des relations solides, inclusives et bienveillantes contribue directement au bien-être psychologique du personnel. Que les équipes se trouvent à distance ou en présentiel, il existe toujours des moyens concrets de créer et d’entretenir ces liens. L’important est de créer des occasions, adaptées au contexte de travail, qui permettent aux gens de se sentir soutenus, écoutés et connectés. Renforcer ces liens n’exige pas toujours de grands investissements, ce sont souvent des gestes simples, répétés régulièrement, qui font une réelle différence.

Des pistes d’action concrètes pour les organisations

1. Encourager une culture de bienveillance et de respect

Il s’agit ici de créer un environnement de travail où les interactions positives, l’écoute et l’entraide sont non seulement encouragées, mais aussi reconnues comme des éléments essentiels du fonctionnement d’un groupe de travail. Cela peut se traduire par le fait de valoriser les comportements respectueux et collaboratifs lors des rencontres d’équipe, ou encore de souligner les gestes d’entraide entre collègues. En mettant régulièrement en lumière ces attitudes, on renforce une culture de travail basée sur la confiance et la coopération. Ce type d’environnement favorise également un meilleur climat relationnel, réduit les tensions et contribue à un sentiment d’appartenance plus fort, peu importe le rôle ou le niveau hiérarchique des personnes.

Dans l’esprit du thème de la Semaine de la santé mentale 2026, cela met en valeur combien les interactions positives et les relations de confiance contribuent au bien-être collectif.

2. Promouvoir l’équilibre travail et vie personnelle

Tout d’abord, le simple fait d’encourager le personnel à prendre toute la durée de leurs pauses au quotidien, sans être sollicité ni interrompu par des tâches professionnelles, favorise une véritable coupure avec le travail. En effet, les pauses permettent de décrocher mentalement et de se recentrer pendant une journée de travail.

Le respect des périodes de repos à l’extérieur du travail est tout aussi crucial. Cela inclut notamment d’éviter les communications en dehors des heures de travail, de normaliser le fait de ne pas répondre immédiatement, et de valoriser les vacances réellement déconnectées.

Dans le contexte de cette Semaine de la santé mentale, ces pratiques rappellent également que le respect des temps de pause et de déconnexion favorise des liens plus sains et de meilleure qualité avec les autres qui nous entourent, tant au travail qu’en dehors.

3. Valoriser la reconnaissance

Valoriser la reconnaissance, c’est rendre visibles les contributions des personnes de manière authentique et régulière, en tenant compte de la diversité des personnalités de chacun. Certains sont à l’aise avec une reconnaissance publique, d’autres préfèrent un mot plus discret. Prendre le temps d’adapter la manière de reconnaître constitue déjà un geste inclusif et démontre que l’on perçoit réellement la personne derrière le travail.

Cette reconnaissance a aussi un effet relationnel puissant : elle crée un climat où les gens se sentent appréciés, ce qui favorise les interactions positives avec les autres.

4. Donner l’exemple au sommet

Les gestionnaires jouent un rôle clé en matière de santé mentale, car ils influencent directement la culture de leur équipe. En parlant ouvertement de bien-être psychologique, de gestion du stress et de l’importance de prendre soin de sa santé mentale, ils contribuent à normaliser ces éléments et à réduire la stigmatisation. Ils envoient ainsi un message clair : chacun peut vivre des moments difficiles et il est possible d’en parler.

Leurs actions au quotidien sont tout aussi importantes. Une écoute attentive, de l’empathie et des échanges authentiques favorisent un climat de confiance et de sécurité psychologique, où les gens se sentiront à l’aise de se confier et de chercher de l’aide.

À l’occasion de cette Semaine de la santé mentale 2026, ce rôle prend tout son sens. En renforçant les liens humains, les gestionnaires contribuent à créer un environnement où chacun se sent soutenu et moins seul face aux défis qui peuvent survenir.

Ensemble, créons des milieux de travail plus humains

À l’occasion de la Semaine de la santé mentale, chacun est invité à poser de petits gestes au quotidien pour nourrir des relations positives, car chaque attention compte et contribue au bien-être collectif : un sourire, une parole bienveillante ou une écoute attentive peuvent faire une réelle différence dans la journée d’une personne.

En misant sur des liens plus forts, les organisations contribuent non seulement au bien-être de leur personnel, mais aussi à la performance et à la résilience de leur organisation. En réalité, une organisation en santé commence par des personnes qui se sentent connectées, soutenues et comprises !

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Sources :

Association canadienne pour la santé mentale, Semaine de la santé mentale de l’ACSM,

Pratiques RH, Les différentes tendances en matière de déconnexion,

Carrefour RH, L’écoute, un levier puissant pour bâtir des relations saines et durables.

Qui sommes-nous?

La Fédération québécoise des coopératives de santé représente près de 40 coopératives de santé réparties dans 12 régions administratives comptant chacune, en moyenne, 2 500 membres à qui elles prodiguent des services de première ligne en santé, autant curatifs que préventifs. Ces services sont offerts par 206 médecins omnipraticiens, 137 infirmières et une cinquantaine de professionnels de la santé qui, ensemble, gèrent 280 000 dossiers médicaux. Elles sont exploitées à des fins non lucratives.

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